1. On reprend.
Pour communiquer, il faut plusieurs choses en
commun. D'abord un câble et surtout des connecteurs qui s'adaptent des
deux cotés. Il faut aussi que les connexions des deux coté se
comprennent. C'est pareil pour les
réseaux mais nettement plus logiciel, on va rester dans des
communications standards pour le moment. Un petit exemple "hors informatique":
un
monsieur rempli le réservoir de sa voiture: l'embout de la pompe à
essence entre dans un trou (on
appelle ça en technique un mâle) et le "conduit de
réservoir" qui reçoit l'embout de la voiture est de type femelle.
Pour connecter deux équipement, juste que un connecteur mâle (le tube de la pompe à
essence) doit rentrer dans un embout femelle, un trou (celui du réservoir). Rien
de ... dans l'idée, juste qu'un connecteur électronique dit mâle ne
s'insère pas dans un connecteur de même type mais bien dans un
connecteur opposé.
De même, un connecteur 25 broche ne peut pas
s'insérer dans un connecteur 9 broches (essayez pour voire). Chaque
type de connexion utilise sont propre connecteur. Quels sont les connecteurs externes qui permettent de raccorder les
équipements et qu'est ce qui permet de passer d'un à l'autre?
2. Les types de connexions.
Deux principes de communication numériques
sont utilisées: les liaisons séries et les liaisons parallèles. Dans
une liaison série, les 8 bits d'un octets sont envoyés les uns après
les autres sur un fil (en pratique, un deuxième sert de masse) pour une
liaison unidirectionnelle, deux fils pour une liaison bidirectionnelle.
A la réception, on remet les bits reçus un à un en octets (utilisés
par les circuits électroniques numériques internes). Pour assurer la
transmission, on utilise une horloge qui va déterminer la vitesse de
transmission et assurer la synchronisation des signaux mais aussi
différents signaux de contrôle. Cette solution est utilisée par les
ports USB, série RS232 et autres, Firewire, S-etat (sata externe) mais
aussi en interne SATA, ...
L'autre système numérique utilise plus de
fils et envoit les octets les uns à près les autres (donc 8 fils plus
des fils de masse et de contrôle). En interne dans les ordinateurs,
c'est le mode standard. Par contre, en externe, à part quelques
connexions SCSI vues avec les serveurs réseaux, seules les anciennes
imprimantes utilisent cette méthode, en Centronics.
3. USB 1.1 et 2.0 (en attendant la version 3.0).
Les connexions USB permettent de connecter
quasiment tout: une souris, un clavier, un appareil numérique, une
imprimante. C'est la connexion standard pour les périphériques
actuels, sauf image et son (en partie). Les ports USB sont reconnus par
Windows depuis la version 98 (même si officiellement 95 était
compatible), mais impossible de trouver des pilotes pour les
périphériques actuels. 2000 SP4 et XP (à partir de SP2) ne
nécessitent pas de pilotes spécifiques pour les reconnaître (les
versions suivantes les reconnaissent nativement).
Au niveau carte mère, les ports USB sont
directement intégrés à l'arrière mais d'autres sont implantés sur
la carte mère pour le raccordement sur la face avant comme nous le verrons dans la partie
assemblage)
Le câble reprend deux connecteurs mâles,
différents de chaque coté. Au niveau de l'ordinateur, il est de type
A. Au niveau du périphérique, il est de type B (imprimante, scanner,
.... mais pas pour les appareils numériques PDA, ...). Les câbles sont
donc standards quelque soit la marque de l'imprimante.
| Connecteur USB type A |
Connecteur USB type B |
 |
|
Le connecteur B est plutôt encombrant.
Pour les petits appareils mobiles, on utilise deux autres connecteurs,
avec soit 4, soit 5 broches qui ne sont forcément pas compatibles entre
eux (mais toujours avec le connecteur A pour raccorder l'ordinateur).
Quelques GSM utilisent également un conecteur spécifique à la
marque.
Un câble spécial utilisant de chaque coté
un connecteur A permet de connecter entre eux deux ordinateurs et de
faire un partage réseau. Actuellement, on utilise directement une
connexion Ethernet plutôt que ce système.
Deux normes sont utilisées, la 1.1 (1.0)
était implantée dans les anciens PC. Actuellement, on utilise la norme
2.0 plus rapide (60 Mega octets en théorie, 15 en pratique). Lorsque
vous connectez un périphériques USB 2.0 sur un port 1.1, Windows le
signale mais la communication fonctionne (l'inverse est aussi vraie). Peut
on installer un port USB 2.0 dans un ancien ordinateur? Oui. Des
cartes PCI le permettent mais attention, pour éviter des conflits de
Windows, les ports internes 1.1 de la carte mère doivent être
supprimé dans la configuration du BIOS.
La longueur du câble est de 5 mètres
maximum en USB 1.1 et de 5 mètres, seulement 4,5 mètres en USB 2.0
(actuel) pour profiter de la vitesse maximum. Peut-on mettre des
câbles plus longs? Difficiles à trouver dans le commerce, on
trouve des allonges de 5 mètres avec un circuit de remise en forme du
signal. On peut alors arriver à 10 mètres mais avec une réduction de
la vitesse (en gros on travaille en USB 1.1, soit 12 fois plus lents).
Attention également au prix de ces câbles spéciaux, une grosse
trentaine d'Euros. Le câble reprend 4 fils, deux de communication, un
de masse et un d'alimentation (0,5 Ampères maximum en 5 volts). Cette
alimentation permet d'utiliser quelques périphériques sans les
raccorder à une prise électrique (quelques scanner, Webcam, modem USB,
souris, clavier, ...). Les ampérages maximums des ordinateurs portables
sont plus faibles généralement.
Le fonctionnement de ce bus externe est Plug
and Play, çà veux dire qu'un périphérique connecté est détecté
automatiquement par Windows (mais vous devez installer
le pilote au préalable). Windows en reconnaît quelques uns
directement comme les vieux modèles d'imprimantes, quelques scanners
génériques. Chaque contrôleur peut gérer jusque 63
périphériques en théorie. En pratique, la vitesse diminue à partir
de 8. Les PC actuels utilisent un connecteur par port, les anciens
(Pentium II et III, ça date) utilisaient le plus souvent 2 ou 4
connecteurs par ports. Il est préférable de mettre un seul
périphérique par contrôleur puisque la bande passante est partagée.
Pour raccorder plusieurs périphériques sur un même connecteur, on
utilise des hub USB de 4 ou 8 ports. Deux types sont utilisés, avec ou
sans alimentation. Les derniers recréent un ampérage de 0.5 A sur
chaque ports, les premiers répartissent celle du port vers toutes les
sorties.
4. Centronix, liaison parallèle pour
imprimante.
Ce type de connexion parallèle n'est
quasiment plus implantée ni dans les ordinateurs, ni dans les
imprimantes. Les dernières versions sont bidirectionnelles mais cette
fonction doit être programmée dans le BIOS. Par défaut, la
majorité des BIOS configure le port en SPP unidirectionnel avec une
vitesse de 150 Kilo octets par seconde. Deux modes bidirectionnels sont
utilisés: les modes EPP et ECP avec des vitesses de l'ordre de 2 Mega
octets par seconde (soit plus rapide qu'un port USB 1.1). Ces deux modes
incompatibles sont implantés dans les configuration des BIOS mais le
plus courant est d'utiliser le mode composite ECP/EPP qui choisit le
mode en fonction du périphérique connecté (un seul à la fois).
De nouveau, des cartes PCI permettent
d'installer un pour parallèle dans un ordinateur. Des adaptateurs USB
vers ports parallèles sont également une solution.
5. Les liaisons séries RS223, 432, ...
C'est l'ancien mode de communication de
l'informatique et elle n'est plus utilisée que dans des applications
spécifiques liées à des transmissions longues distances où la
vitesse n'est pas primordiale. On retrouve quelques applications de
points de vente en imprimante, des anciens modèles de scanner code
barre, des applications industrielles, ...
La communication bidirectionnelle utilise 2
fils (émission et réception) qui doivent être croisés entre les deux
périphériques. Pour les modems, le croisement est fait en interne, pas
pour les autres périphériques: on trouve deux types de câbles. Le
type molded est utilisés en modem et les deux fils de transferts
ne sont pas croisés. Par contre, pour la communication avec une
imprimante ou entre deux PC, le câble est effectivement croisé à
l'intérieur (câble null modem).
Les caractéristiques d'une communication
série reprennent plusieurs systèmes. D'abord la vitesse de
transmission exprimée en baud. On trouve du 1200, 2400, 4800, 9600, ...
28.800, ... Le plus courant en transmission est le 9600 (équipements
industriels) et 33.600 (anciens modem téléphoniques). Pour
communiquer, les deux périphériques doivent être configurés à la
même vitesse. Pour l'ordinateur, cette configuration se fait dans
les propriétés systèmes du périphérique (panneau de configuration
de Windows). Pour le périphérique, la configuration se fait à l'aide
de petit pontages, généralement à l'arrière ou en dessous de
l'appareil.
En deuxième, la communication va utiliser
(ou non) trois bits spécifiques
- 1 bit de départ envoyé avant toute communication d'octet
- 1 bit d'arrêt, envoyé en fin d'octet.
- 1 bit de parité (lui aussi optionnel) qui peut être de type ODD
(impaire) ou EVEN (paire).
De nouveau, les deux équipements doivent
reprendre la même programmation.
Deux connecteurs sont utilisés, le DB9 (le
plus courant) et le DB25. Les deux reprennent en gros les même signaux
et des adaptateurs permettent de passer de l'un à l'autre. Sur
l'ordinateur, le connecteur est mâle (en parallèle, c'est un femelle).
Ce serait trop facile. Dans une connexion série standard, on utilise 8
fils, donc 5 signaux de contrôle mais deux méthodes de communications
sont utilisées, le mode hardware (8 fils) et le mode software (appelé
Xon / Xoff) qui lui ne reprend que 3 fils en envoyant des
messages de contrôle. Le câblage est nettement différent.
Les normes sont au nombre de 3
principalement. La norme de départ est RS 232 avec des tensions
de +15 à -15 volts. Elle est utilisée dans les PC et installations
standards mais avec une tension de +5 à 0 volts (des adaptateurs
industriels permettent de convertir de l'un à l'autre). En vrai RS232,
la distance peut atteindre 100 mètres, en pratique, une vingtaine de mètres
avec une installation informatique 5 volts fonctionne sans problèmes.
Le RS422 est une évolution qui permet à plusieurs équipement
de communiquer entre eux (utilisée dans les anciens réseaux Appletalk,
obsolète) qui reprend deux fils de communication par direction. La RS
485 permet de transmettre en théorie jusqu'à 1 km avec une vitesse
de 10 Mega bit par seconde mais en half duplex, toujours avec jusque 32
périphériques connectés. Là aussi, des convertisseurs industriels
sont utilisés.
Nous reparlerons de ces méthodes avec les
terminaux de vente dans un chapitre ultérieur.
6. Firewire, IEEE 1394
Dernier de la série, le firewire est
également une connexion série mais avec une vitesse de transfert
supérieure à celle de l'USB. De fait, il n'est utilisé que pour le
transfert des données entre les caméscopes et les ordinateurs.
Elle permet en version B jusque 400 Mega bits par seconde. Là aussi les
connecteurs sont spécifiques avec différentes variantes et des
adaptateurs pour passer de l'un à l'autre. Pour les tours, des cartes
PCI peuvent être installées si la connexion n'est pas directement
implantée sur la carte mère. Certains modèles de portables intègrent
ce type de port avec un connecteur très spécifique mais ce n'est pas
la majorité.
Un petit récapitulatif des différentes
possibilités dans ordinateur
| convertisseur -> |
USB 1.1 |
USB 2.0 |
RS232 |
Centronix |
Firewire |
| USB 1.1 |
- |
Carte PCI |
adaptateurs
externe |
|
| USB 2.0 |
- |
- |
|
| RS232 |
|
|
- |
|
|
| Parallèle /
centronix |
|
|
|
- |
|
| Firefire |
|
|
|
|
- |
| Sans, ajout |
- |
carte PCI USB 2.0 (en pratique
minimum Windows 2000) |
Carte PCI série, certains modèles
en intègrent jusque 8. |
Carte PCI parallèle |
Carte PCI IEE 1394 |
Comme vous le voyez, certaines possibilités existent. Le plus simple
reste les adaptateurs par ports USB, sauf pour le Firewire où seule une
carte interne (donc pas pour les portables) peut fonctionner.
|